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L’Angleterre, nouveau challenge viticole

Il y a quelques années, qui aurait cru que des vignobles en Angleterre puissent exister, et même très bien exister?

 
En raison d’un réchauffement climatique de plus en plus prononcé, les vignobles (où l’on n’a jamais pensé planter de la vigne) pullulent. Prenons exemple sur la Suède dans le comté de Skäne, la Norvège récemment, ou encore la Russie, qui commencent à sortir leur épingle du jeu. La culture de la vigne remonte de plus en plus vers le Nord à la recherche de climat plus clément.

 

Et puis depuis quelques années il y a… L’Angleterre. Plusieurs maisons champenoises, face à ce dérèglement climatique mettant en péril leurs vignobles, ont décidé de miser sur le futur en s’implantant sur des terres au sud de l’Angleterre (comme la maison Taittinger qui espère sortir une cuvée haut de gamme d’ici 2023).

 

L’Angleterre, c’est une stabilité et une fraîcheur climatique que l’on retrouve de moins en moins en France, où les hivers sont plus doux, où la précocité de la vigne inquiète, et où les gels tardifs font souffrir chaque année de plus en plus nos vignerons (comme le vignoble Bordelais qui souffre d’une perte de presque 40% de leur production sur l’année 2017).

 

Économiquement, cette terre semble être un idylle. En effet, d’une part le prix à l’hectare est dérisoire sur les terre de Hampshire par exemple (on parle de 100000 euros l’hectare, soit 20 fois moins qu’en Champagne). D’autre part, les anglais font partis des plus grands acheteurs de vins français (deuxième plus grand importateur au monde de vins français). Leur proposer un vin anglais, sur leur terre, ne pourront que les ravir.
Pour l’heure, les vignobles anglais (représentés par l’association « English Wine Producers » si vous voulez des informations) semblent se focaliser sur les « sparkling wines » ou vins pétillants, en important majoritairement des cépages provenant de Champagne.

Le Champagne en perdition face aux pétillants anglais?
On ne peut pas encore parler de perdition ou de perte économique dûe à la production anglaise. En effet, elle est à l’heure actuelle très faible, mais prend de plus en plus d’ampleur, alors que la production champenoise chute face aux aléas climatiques.
N’ayant pas assez de recul pour l’heure, nous pourrons nous contenter d’acheter quelques cuvées anglaises et de nous faire notre propre opinion sur ces terres que certains appellent déjà « la nouvelle Champagne »!

A bientot pour de nouveaux articles !

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