a-total-solar-eclipse-1113799_1920

Lune et vin

C’est un des préceptes de la biodynamie : le suivi du calendrier lunaire pour effectuer les travaux à la vigne ou choisir les dates de vendanges voire même de dégustation.
Par cette simple phrase peut-être vous poserez-vous cette question: notre corps, ainsi que les plantes sont composés en effet d’une grande majorité d’eau. Sachant que la lune a une influence sur les marées et donc l’eau. Pourquoi pas sur nous?

 

Cela fait maintenant des décennies que bon nombre de scientifiques cherchent à prouver (ou réfuter) la thèse de l’influence de cet astre pourtant si important, sans grand succès.

Une chose est sûre pourtant, elle a un effet. Certains tendent à penser qu’il est très important, mais la majorité des scientifiques semblent s’accorder sur un point : les effets sont infinitésimaux et relèvent plus de la croyance que d’un réel impact.

Les viticulteurs en biodynamie suivent ce qu’on appelle le calendrier lunaire, qui définit au cours de l’année les différentes phases lunaires, ascendantes et descendantes, et adaptent leur pratiques culturales en fonction de ce calendrier. Taille, ébourgeonnage, travaux du sol, vendanges etc… Certains même préfèrent embouteiller durant des phases lunaires spécifiques, en raison de la modification de la pression atmosphérique. Infos? Intox?

Le hic dans tout cela, n’est pas forcément de savoir qui a raison ou qui a tord. Mais l’essentiel : le prouver.
Seulement, il est quasiment impossible aujourd’hui de prouver ces effets pour la simple et bonne raison qu’on ne peut fournir de témoin.
Comment utiliser un témoin non lunaire d’un témoin lunaire, le même jour à la même heure de plantation, de travaux etc… ? Il y a bien trop d’aléas climatiques également entre les années pour permettre d’observer des effets significatifs.

 

Une chose aura pourtant été prouvée : les mouvements de sève. Lors de la lune montante, le liquide interne des végétaux monterait et stimulerait l’activité des plantes, alors qu’en phase descendante, vous avez l’inverse. Les vignerons en biodynamie choisissent donc généralement de tailler la vigne à lune descendante par exemple, et travailler le sol à lune montante.

NB : Vin de lune ne veut pas forcément dire « vendanges en pleine lune », mais simplement vendange de nuit pour réduire les effets de la chaleur sur les fermentations.

Malheureusement, les études s’arrêtent là pour le moment. Il ne tient désormais plus qu’à vous de croire ou non à ces effets !

 

Même si vous n’y croyez pas, le site Rustica fourni un calendrier lunaire très intéressant à suivre pour les plantations de vos semis etc… !
https://www.rustica.fr/articles-jardin/calendrier-lunaire-janvier,7911.html

 

Je vous partage une petite liste de vins réalisés en fonction de ces phases lunaires  !

  • « François Lurton »Mas Janeil – Côtes du Roussillon village sans souffre 2012 : cuvée excellente, structurée, sur un fruit très pur et aux quelques arômes de violette et dépices. Servir sur une viande forte et grasse, à carafer une trentaine de minute à température ambiante.

 

  • « Clos Triguedina » – Vin de Lune – Cahors : L’excellent chenin blanc vendanges tardives : très porté sur la confiture de coing et abricots confis. Gourmand, à servir frais sur du fromage ou une viande blanche.

 

  • « Herdade Dos Grous » Moon Harvested – Portugal (vendange en pleine lune) : Un rouge puissant, assez balancé entre le fruit frais, l’attaque puissante et le tanin assez âpre et présent. Une très belle découverte, à carafer quelques heures avant service sur du fromage ou de la viande rouge !

Articles sur le même sujet

Laisser un commentaire