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L’apéro hivernal !

Vague de froid… Neige… Vent…
Cette année semble des plus étranges niveau météo. Mais il existe une constante chez les français, qui s’appelle l’apéro.
Des études ont récemment prouvé que 66% des français faisaient un apéritif chaque mois, et plus de 28% chaque semaine!

 

Apéritif vient donc du verbe latin « aperire« , signifiant ouvrir. C’est au Moyen-Age que l’apéritif semble s’être épanoui avec l’usage de vin cuit aux herbes pour… Ouvrir l’appétit, comme vous l’aurez deviné.

Qui a décrété que l’apéritif ne se faisait que l’été au bord d’une plage?
Les apéros dinatoires ont la côte en ce moment, et il n’est pas question de se laisser aller à la morosité hivernale!

Trinquons donc ensemble à ce savoir-vivre à la française si cher à nos cœurs.
Mais alors la même question se pose encore et encore… Qu’est ce que je ramène pour ce soir?
Apéro improvisé ou prévu de longue date, voici une petite liste de vins qui iront parfaitement avec vos tapas et autres biscuits.
Seulement, je ne vais pas simplement lister des vins et leur associer un plat en fonction, mais au contraire lister les plats emblématiques de l’apéritif et vous sélectionner la crème de la crème de ce que j’ai eu à déguster pour moindre prix. (NB : Tous les vins proposés ont été dégustés au cours de mes différentes expériences de travail en bars et domaines viticoles! ! )
En espérant que ces plats et vins vous auront mis en appétit!

  • Camembert au four à la griotte : je vous conseillerai un rouge du sud, assez solaire, aux tanins présents pour contraster le gars du camembert.
    Un vin que j’affectionne particulièrement pour allier le camembert est : Les hauts de Caillevel – Fruissance , Bergerac 2016. 100% Merlot (en Agriculture biologique et vigneron indépendant). L’attaque est vive, puissante. Le tanin y est rond et onctueux, avec une belle acidité tardive qui donnera du pep’s à votre plat

 

  • saucisson / charcuterie : Ici, un vin un peu plus dans la complexité, dans l’animalité. On pourrait alors se rapprocher un peu plus vers les vins de Bordeaux (affectionnant un peu plus la rive gauche) : Château d’Escurac – Pépin d’Escurac – Médoc 2014 (50% Merlot / 50% Cabernet Sauvignon). A la dégustation, ce vin se présente boisé, caractériel (carafez quelques minutes pour tirer profit du fruit) avec quelques notes animales (type écurie, attention ce n’est pas un défaut !!). Après un léger carafage, les tanins s’assouplissent mais restent très présents, et le fruit explose au nez sur des notes de mûres et de fraises des bois apportées par le Merlot.

 

  • petits fours : Rien de mieux pour accompagner les petits fours qu’un petit verre de rosé. Frais, rafraîchissant, il saura accompagné votre multitude de petits fours soigneusement préparés !
    Même si je n’affectionne pas particulièrement les rosés de Provence, en voici un qui est simplement exceptionnel… Et qui est la preuve que le prix ne fait pas nécessairement la qualité (il a en effet battu la quasi majorité des rosés du monde à la dégustation à l’aveugle, et ne coûte que… 6.90 € à Aldi! ! ! ) : Exquisite Collection – Côtes De Provence 2016 : Tout simplement le rosé que les gens aiment. Fruité, acide, à boire frais. Le palais se développe étonnement bien, et garde toutes les notes de fruits d’été. Un délice !

 

  • produits frais (carottes,cornichons, tomates, olives…) : A plat rafraîchissant, optons pour un vin rafraîchissant ! Un rouge de Bourgogne serait le bienvenue. Cette région propose ainsi parmi les vins les plus chers du monde, mais aussi les plus délicieux. Leurs caractéristiques? Des vins sur le fruit, avec de l’attaque, peu de tanins mais une acidité vivifiante. Domaine Digioyo Royer – Haute Côtes de Nuits 2014. Il se démarque de ses confrères par une note légèrement boisée au nez, proche de la noix de coco. En bouche, vous aurez un vin acidulé, très gourmand.

 

  • fruits de mer : Qui dit fruit de mer, dit vin blanc… On ne déroge pas à la règle. Mais le choix étant tellement immense… Qu’il faut bien se fixer un jour. Étant donc originaire du bord de mer, pratiquant la pêche à pied et en bateau, j’aime m’orienter sur le vin blanc non pas pour cuisiner (oui le muscadet fait fureur en cuisine…) mais bien pour accompagner mes plats. Ainsi, plutôt que tomber dans la « facilité » du Chardonnay pour accompagner mes fruits de mer, j’apprécie les vins plus frais, plus sur le fruité que les Chardonnay qui pour la plupart seront plus sur des notes de miel (même s’il en existe des fruité bien-sûr…). Je vais donc être un peu chauvin mais ici on fait aussi de belles choses !
    IGP Charentais – Les Roches Le Pontis – Sauvignon blanc (que l’on voit facilement en supermarché). Simple, mais efficace. Le fruité est bien développé, avec un bel arôme d’eucalyptus typique des sauvignons blancs. Il présente une longueur étonnement longue sur un fruit blanc frais comme la poire.

 

  • dessert (chocolat …) : Ah le chocolat… Aussi complexe qu’intéressant. Pour le chocolat, un petit exercice ludique s’impose. Rien de bien compliqué, mais purement efficace, et extrêmement étonnant pour novices comme confirmés (pour l’avoir exercer lors de mes études, c’est particulièrement saisissant). Je vous conseillerai donc un vin jaune du Jura : Domaine Tissot – Arbois vin jaune 2010. Attention, bu seul ce vin sera étonnant et peut sembler mauvais. Laisser le respirer, il développera alors ses arômes de noix très spéciales.
    Seulement, revenons à notre petit exercice… Prenez ce vin seul et dégustez le. Puis, prenez un chocolat noir 90% cacao, et re-déguster ce vin… Et vous aurez la preuve la plus formelle que OUI ! l’accord mets et vins est extrêmement important dans un repas!

 

J’espère que ce petit récapitulatif gourmand vous aura plus, et on se dit à mardi pour un prochaine article !

Tim

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